Le gui et le houx, plantes symboliques de Noël

L’événement majeur de Décembre est sans aucun doute Noël. Lors de cette période, deux plantes tirent leurs épingles du jeu : le gui et le houx. Symbolisant parfaitement Noël, ces plantes ont toutes deux une signification même si dans la conscience collective, on les mélange très souvent.

 

Le Gui

le gui

 

 

Il est souvent associé aux traditions occidentales de Noël. Il est utilisé comme décoration et souvent qualifié de plante porte-bonheur. Parasite des feuillus et conifères, le gui est connu comme étant la plante des druides.

 

Son Aspect

Le gui est une plante hémiparasite, c’est-à-dire qu’il ne parasite pas son hôte dans tous ses besoins vitaux: il subvient à ses propres besoins par lui-même.

Il croît sur les branches de pommiers et de peupliers en particulier, mais aussi sur les aubépines, les poiriers, les sapins et plus rarement sur les chênes. Il prend l’apparence d’une grosse boule vert jaunâtre de 60 à 90 cm de diamètre facilement repérable. Il reste vert en hiver.

 

Légendes, croyances et rites anciens.

Pour les Celtes et les Gaulois, la plante était magique et sacrée. Il ne faut pas oublier que le gui est la plante des druides. Le gui, que les Grecs associaient à Hermès, dieu messager de l’Olympe et dieu de la santé, était aussi considéré comme une plante sacrée du temps des Gaulois.
Les Druides croyaient que cette plante était semée sur le chêne par une main divine et voyaient dans l’union entre leur arbre sacré et ces rameaux toujours verts un symbole d’immortalité. Les druides attribuaient aussi à cette plante des propriétés miraculeuses, notamment celles de guérir certaines maladies, d’immuniser contre les poisons, d’assurer la fertilité des femmes et de protéger les hommes contre la sorcellerie.

Par ailleurs, lorsque des ennemis se rencontraient sous une branche de gui dans la forêt, ils devaient déposer les armes et observer une trêve jusqu’au lendemain.
C’est de là que viendrait la coutume de suspendre une boule de gui et d’y échanger un baiser en signe d’amitié et de bienveillance.

 

Ainsi, le baiser sous le gui porteur de bons auspices est probablement une tradition d’origine païenne. Une autre explication veut que cette coutume, très répandue chez les Anglo-saxons, soit liée à la légende de Freya, déesse de l’amour, de la beauté et de la fécondité. Selon la légende, un homme devait embrasser toute jeune fille qui, sans s’en rendre compte, se trouvait par hasard sous une branche de gui suspendue au plafond. Cette tradition s’es perpétuée et est encore d’actualité aujourd’hui.

 

Même si sa signification païenne a été oublié, la coutume d’échanger un baiser sous le gui est vivace en Europe et au Canada. Un baiser échangé par un couple amoureux est interprété comme une promesse de mariage et comme un présage de bonheur et de longue vie.

En France, cette coutume est liée à la Saint Sylvestre et au jour de l’an car symbole de prospérité et de longue vie est un heureux présage pour la nouvelle année qui arrive.

 

Le Houx

le houx

Dans beaucoup de cultures occidentales, le houx est la décoration typique de Noël utilisée surtout dans les couronnes ou comme illustrations sur les cartes de Noël. Symbole de la persistance de la vie par ses épines, il est lui aussi un protecteur considéré comme un porte-bonheur.

 

Histoire

Son histoire connue remonte aux grands peuples de l’Antiquité, époque où le langage des fleurs a atteint son apogée. Il était alors coutume de décorer les maisons, les autels, de s’orner soi-même ou de remercier les personnes chères par des compositions florales de verdure et de fleurs comportant un message. Ainsi, chez les Romains, des couronnes de houx étaient offertes aux jeunes mariés en signe de bons vœux et de félicitations. Pour les Grecs, le houx conférait la prévoyance. On utilise alors du houx au temps des fêtes en signe de bienveillance.

Le houx est aussi depuis fort longtemps un symbole sacré. Les druides, ces prêtres des Celtes et des Gaulois, croyaient que le soleil ne quittait jamais les plants de houx. Le houx est définitivement une plante sacrée.

Les anciens Européens croyaient que par ses feuilles épineuses, le houx repoussait les mauvais esprits, entre autre les sorcières et les foudres du ciel. Étrangement, on retrouve aussi cette croyance chez certains Amérindiens de l’est de l’Amérique du Nord qui plantaient du houx près de leurs habitations. Elles servaient à la décoration des vêtements et des cheveux ainsi que de monnaie d’échange avec d’autres. Pour les guerriers amérindiens, la plante entière avait force de symbole : la rigidité de son bois représentait leur résistance, les épines leur férocité, et la longévité des feuilles, leur courage face à l’ennemi.

 

Utilisation

En horticulture ornementale, le houx, grâce à ses nombreuses espèces et ses très nombreux cultivars, a de multiples usages. En aménagement, on l’utilise en massif ou comme spécimen isolé, en haie ou en bordure et en art topiaire. Les houx nains sont souvent utilisés pour la formation de bonsaïs ou la production de potées de Noël.

 

Encore aujourd’hui, c’est de la Côte Ouest américaine que proviennent dès la fin novembre les rameaux importés par les grossistes en fleurs. Le houx est très périssable s’il n’est pas conservé à un taux d’humidité élevé et à une température voisinant les 1 °C. Les rameaux sont souvent dépourvus ou faiblement garnis de baies. Aussi, un autre houx devient très populaire, le houx, produit par les Hollandais. Malgré l’absence de feuilles, les tiges garnies généreusement d’attrayantes baies rouges font merveille dans les arrangements floraux.

 

 

Julie

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